| Démographie et population |
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Le Sénégal compte environ 9 900 000 d’habitants (2005), dont 58% ont moins de 20 ans. Avec un taux de croissance démographique de 2,21%, la population, dont la répartition géographique est déséquilibrée, doublera à l’horizon 2020. Cet accroissement pose d’épineux problèmes car, à l’instar d’autres pays africains, le Sénégal connaît un taux d’urbanisation effréné (48,9% de la population vit en ville). Ainsi, Dakar (environ 2 millions d’habitants) connaît un taux d’accroissement annuel de 4,2% (soit 80 000 habitants de plus par an). De plus, ce taux d’urbanisation s’accompagne d’un mouvement de population vers les zones littorales plus favorisées (la presqu’île du Cap-Vert concentre le quart de la population du pays, les ¾ du PIB et 80% des entreprises). Carrefour géographique, le Sénégal l’est aussi humainement où peuples, langues, religions et traditions n’ont cessé de se croiser (Dakar en est l’exemple le plus frappant par son hétérogénéité). Plusieurs ethnies s’y côtoient donc : - Les Wolofs : Au nombre de 4 millions d’individus (43%), ils peuplent essentiellement le bas Sénégal, les régions de Dakar, Louga, Thiès, Diourbel, Kaolack et Linguère. De par son importance et sa représentativité, la communauté wolof a inévitablement imprégné les autres cultures locales. - Les Sérères : Par leur importance numérique (1,5 millions de membres – 19%) les Sérères représentent la deuxième population du Sénégal. Ils se concentrent surtout dans le Sine Saloum, la région de Thiès, la Petite-Côte et aux abords de la Gambie. - Les Toucouleurs : Principalement regroupés le long de la vallée inondable du Sénégal (entre Dagana et Bakel), leur nombre approche 1,2 million de membres (12%). - Les Peuls : Se concentrant prioritairement dans le Ferlo et la vallée du fleuve Sénégal (Centre, Nord et Est), leur communauté s’élève à 1,120 millions de personnes (10,5%). - Les Diolas : Ceux-ci représentent 8% de la population sénégalaise. Leur population dénombrée à 750 000 individus occupe la basse Casamance et se subdivise en plusieurs sous-groupes. - Les Mandingues : Au nombre de 500 000, les Mandingues forment la plus importante « minorité » gambienne et se trouvent essentiellement dans le Sud du pays (Casamance). - Les Lébous : Composée de 70 000 individus, cette communauté occupe principalement la péninsule du Cap-Vert. - Les Sarakholés : Aussi appelés « Soninkès », ils constituent l’une des minorités ethniques du Sénégal. - Les Bassâris : Le domaine Bassâris s’étend au Sud-Est, à cheval sur la frontière du Sénégal et de la Guinée. Estimé à 2 500 membres, cette communauté vit fortement en autarcie. - Parmi les étrangers, on trouve des communautés libanaise (+/- 20 000), capverdienne, maure et européenne.
La langue wolof s'est répandue sur tout le territoire sénégalais où sont pratiquées, en plus du français, langue officielle, six langues nationales. Administrativement, le territoire national est divisé en 11 régions, elles-mêmes divisées en départements. Depuis janvier 1996, l'Etat a entrepris un vaste programme de décentralisation et de régionalisation, afin de conférer aux collectivités locales et aux communautés de base le maximum d'autonomie et de responsabilisation dans la recherche du développement.
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