| Physionomie et végétation |
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La topographie du Sénégal est relativement plate si on fait exception des reliefs modérés du sud-est (500 mètres au pied du Fouta-Djallon, massif se prolongeant en Guinée). La majeure part du pays consiste en une plaine. Quatre fleuves s'écoulent vers l'ouest et se jettent dans l'Atlantique : le Sénégal, le Saloum, la Gambie et la Casamance. Ils sont larges et sinueux et forment de larges estuaires à leur embouchure. La végétation du Sénégal peut être divisée en trois régions écologiques principales. En allant du nord au sud on reconnaît : la Région Sahélienne, la Région Soudanienne et la Région Guinéenne. a. La Région Sahélienne se situe au nord du Sénégal. Les toutes premières pluies saisonnières, qui arrivent généralement en juillet, transforment les paysages en étendues herbacées vertes et luxuriantes, se desséchant vite après les dernières pluies à la fin de septembre. Pendant 8 à 10 mois de saison sèche, la couverture herbacée disparaît à mesure que le bétail et les termites la dévorent, exposant ainsi des sols nus à l'érosion éolienne. Le centre du pays est le plus couramment recouvert de savanes arbustives et boisées. Le couvert boisé excède rarement 6 à 8 mètres de haut. Le Sahel est le royaume du genre Acacia, dont presque douze espèces y sont représentées. Il est également le domaine principal de l'élevage qui constitue une activité traditionnelle depuis des siècles. b. La Région Soudanienne se trouve au sud de la Région Sahélienne et couvre environ les deux tiers du Sénégal central et méridional. Les types de végétation y sont la forêt et la forêt sèche. La région est caractérisée par 5 à 6 mois de pluie dont juillet, août et septembre sont presque certains de recevoir des pluies. Comme la Région Sahélienne, les pluies ont lieu pendant les mois chauds d'été. Les premières pluies déclenchent une croissance végétale vigoureuse. c. La Région Guinéenne à proprement parler peut seulement être rencontrée à l'extrême sud-ouest du Sénégal. C’est la région des forêts denses demi persistantes. Sa superficie a été réduite à quelques communautés vestiges par une déforestation généralisée au bénéfice de la culture du riz, du manioc et de l'arachide. Ces potentialités agricoles font de la Casamance la région la plus verte du Sénégal. Sur l’ensemble du territoire national, seules 11,8% des terres sont considérées comme arables. Si la culture irriguée est implantée à grande échelle, notamment au niveau du Fleuve Sénégal (grâce à la construction de barrages pour empêcher la remontée d'eau salée et contrôler les crues du fleuve), avec pour ambition d'accroître significativement la production nationale de riz, il convient malheureusement de constater ses résultats décevants. Deux autres projets gigantesques concernant la maîtrise de l'eau ont été entrepris avant d’être abandonnés : il s’agissait, premièrement, de la mise sous eau des « vallées fossiles », au départ du fleuve Sénégal (cas de la vallée du Ferlo) et, deuxièmement, de la construction d'un canal, depuis le lac de Guiers jusqu'à Dakar (« Canal du Cayor »), afin de ravitailler Dakar en eau et de permettre l'irrigation de la zone traversée par ce canal. |


